La mission Artemis II—le premier voyage habité audacieux de la NASA dans l'espace profond depuis Apollo—lance quatre astronautes depuis le Kennedy Space Center à bord du puissant lanceur Space Launch System (SLS), le plus puissant jamais construit pour le vol humain. Au décollage, le SLS propulse le vaisseau spatial Orion et son équipage—Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen—dans une orbite terrestre basse préliminaire. De là, l'équipe exécute des manœuvres précises : une élévation du périgée pour stabiliser, suivie par le Stage de Propulsion Cryogénique Intermédiaire (ICPS) délivrant une puissante combustion d'élévation d'apogée, propulsant Orion dans une dramatique orbite terrestre haute avec une durée d'environ 24 heures. Dans cette orbite de "stationnement" sécurisée, l'équipage se sépare de l'ICPS épuisé et effectue des opérations de proximité audacieuses—volant près de la scène abandonnée pour tester la maniabilité d'Orion, les capteurs de rendez-vous et la précision de pilotage dans le vide spatial. Une journée complète de vérifications rigoureuses des systèmes suit : support de vie, navigation, communications, et le module de service construit en Europe, tous scrutés avant le "go" critique pour la Lune. Puis vient le moment décisif—la combustion d'Injection Trans-Lunaire (TLI), déclenchée par le moteur principal d'Orion. Cette poussée de six minutes propulse le vaisseau spatial hors de l'emprise de la Terre et sur une élégante trajectoire de retour hybride de quatre jours—un chemin astucieux et économe en carburant, pionnier à l'époque d'Apollo. Grâce à ce design, la gravité lunaire fait le gros du travail : Orion effectue un virage dramatique autour du côté éloigné de la Lune à un périlune d'environ 4 600 à 6 500 miles (environ 7 400 à 10 500 km), offrant à l'équipage des vues à couper le souffle de l'hémisphère lunaire caché que personne n'a vu depuis 1972. Aucune combustion de moteur n'est nécessaire pour le retour ; la gravité de la Terre attrape naturellement la capsule, la propulsant vers la maison lors d'un autre voyage de quatre jours. La mission trace une élégante figure en huit à travers l'espace cislunaire, poussant les humains plus loin de la Terre que jamais auparavant dans l'ère moderne—plus de 230 000 miles à la distance maximale. Après le survol lunaire, Orion revient à toute vitesse, sépare son module d'équipage du module de service, plonge dans l'atmosphère terrestre à des vitesses fulgurantes approchant 25 000 mph (la rentrée habité la plus rapide jamais réalisée), endure la chaleur intense de la couche de plasma, déploie des parachutes, et atterrit en toute sécurité dans l'océan Pacifique après environ 10 jours épiques. Artemis II n'est pas seulement un vol d'essai—c'est la répétition générale de l'humanité pour un retour durable sur la Lune, prouvant le matériel, la trajectoire, et le courage nécessaires pour les atterrissages et les futurs voyages vers Mars. (Sources : pages de la mission Artemis II de la NASA, animations de trajectoire du Scientific Visualization Studio, kits de presse officiels et mises à jour du programme.)