L'un des statuts fédéraux les plus souvent mal représentés—souvent faussement utilisés pour justifier des pouvoirs de guerre présidentiels inconstitutionnels—est la Loi sur les pouvoirs de guerre (ou Acte) (50 U.S.C. §§ 1541–1550). Si seulement plus de gens la lisaient. Contrairement à ce que vous avez pu entendre sur la Loi sur les pouvoirs de guerre, elle ne permet pas au président d'agir militairement pour n'importe quelle raison pendant 60 à 90 jours sans l'approbation du Congrès tant que le président informe le Congrès dans les 48 heures. La section 1541(c) de la Loi sur les pouvoirs de guerre stipule clairement : "Les pouvoirs constitutionnels du Président en tant que Commandant en Chef d'introduire les Forces armées des États-Unis dans des hostilités, ou dans des situations où une implication imminente dans des hostilités est clairement indiquée par les circonstances, ne sont exercés que conformément à (1) une déclaration de guerre, (2) une autorisation législative spécifique, ou (3) une urgence nationale créée par une attaque contre les États-Unis, ses territoires ou possessions, ou ses forces armées." Parmi les trois autorités citées, aucune n'indique un pouvoir présidentiel d'agir unilatéralement (sans l'approbation du Congrès) dans des actions militaires offensives. Les deux premières autorités permettent au président d'agir militairement de manière offensive mais uniquement avec l'approbation expresse du Congrès (l'Article I de la Constitution accorde au Congrès le pouvoir exclusif de déclarer la guerre). La troisième autorité permet au président d'agir militairement de manière défensive sans l'approbation du Congrès en cas d'un type spécifique d'urgence nationale, une attaque soudaine et imprévue contre les États-Unis (se produisant trop rapidement pour que le Congrès puisse se réunir) nécessitant une action immédiate pour protéger les Américains. C'est pour cette dernière situation (ou pour les situations dans lesquelles le président introduit des forces dans des hostilités illégalement) que la Loi sur les pouvoirs de guerre prévoit le rapport souvent mentionné de 48 heures au Congrès (§ 1543) et le calendrier de 60 jours (jusqu'à 90 jours) (§ 1544). S'il y a une attaque en cours contre les États-Unis (c'est-à-dire actuellement en cours), nous nous attendons à ce que le président réagisse rapidement pour neutraliser l'attaque et protéger les Américains—et ensuite nous tiendrons le président responsable. Les rédacteurs de la Constitution s'accordaient lors des débats à la convention fédérale de 1787 à dire que le président devrait avoir le "pouvoir de repousser des attaques soudaines" mais pas le pouvoir d'introduire autrement des forces dans des hostilités sans l'approbation du Congrès. La Loi sur les pouvoirs de guerre ne confère aucune nouvelle autorité au président pour agir militairement de manière offensive sans l'approbation du Congrès—ni ne pourrait-elle le faire selon notre Constitution. Elle contrôle plutôt le président lorsque, comme les rédacteurs l'avaient envisagé, le président introduit nos Forces armées dans des hostilités pour repousser une attaque soudaine.