Si vous demandez aux introvertis ce qu'ils ressentiront à l'idée de se mêler à des inconnus, ils prédisent que ce sera une expérience misérable. Mais ensuite, ils se sentent presque toujours mieux. Il y a eu plusieurs études sur ce sujet : l'extraversion, et en particulier comment les introvertis se sentent lorsque vous leur dites, dans un cadre de recherche, de se comporter de manière plus extravertie. Les chercheurs amènent des introvertis et leur demandent, au préalable, de prévoir comment ils pensent se sentir : Nous allons vous demander de sortir, de parler aux gens, de commencer des conversations—comment pensez-vous que cela va se sentir ? Et la réponse est presque toujours négative. Une version de : Ça va être nul. Je ne suis pas impatient de le faire. Ils s'attendent à se sentir épuisés ou mal à l'aise. Mais ensuite, ils le font réellement—parler à des inconnus, initier des conversations, se comporter de manière extravertie. Et après, lorsqu'on leur demande comment cela s'est passé, ils disent systématiquement qu'ils ont apprécié plus que ce qu'ils avaient prévu. Cette constatation a été reproduite dans plusieurs études. Il n'est pas surprenant que les extravertis se sentent bien en agissant de manière extravertie. Ce qui est plus intéressant, c'est que les introvertis le font généralement aussi—certainement plus que ce qu'ils prédisent. Une analogie utile est celle de la salle de sport. Même les personnes qui aiment s'entraîner ressentent une résistance au préalable. Ai-je vraiment envie de faire ça aujourd'hui ? Mais une fois qu'ils y vont, ils se sentent presque toujours mieux. L'interaction sociale semble fonctionner de la même manière : une appréhension anticipée, suivie d'un retour positif une fois qu'ils le font réellement.