<모수서울 2026.01.14> Ces jours-ci, la tendance du contemporain coréen est sans conteste la ‘nostalgie’. Déconstruire les saveurs et reconstruire quelque chose en couches. Samgyeopsal ? Tteokbokki ? Naengmyeon ? Manduguk ? Juk de abalones ? Ou le sundae-guk de l’ogre culinaire (ça a l'air vraiment délicieux… je vais réserver un peu à l'avance). Cette combinaison qui semble un peu trompeuse — bien sûr — suscite notre immense soutien. Mais la nourriture, après tout, doit toujours être un peu décevante pour être la plus délicieuse et la plus nostalgique. N'est-ce pas aussi le cas dans notre vie ? Dans ce sens, je me demande… est-ce vraiment un bon mouvement ? C'est trop évident. Dans cette scène culinaire, il y a un endroit qui, même s'il reçoit un peu moins de soutien, maintient fermement la modération. C'est Mosu. Le porridge de pignons de pin de Mosu, qui contient une ‘quantité très appropriée’ de radis, suscite délibérément le sentiment que “ha… ce serait parfait s'il était juste un peu plus stimulant”. Le radis sous le flétan grillé, qui ressemble un peu à un plat mijoté, nous rappelle légèrement le radis mijoté que nous mangeons habituellement, et le galbi de chêne, qui a une légère odeur de tsuran ou de curry, évoque flouement des souvenirs d'enfance au milieu de la frontière. Ce n'est pas tant de la nostalgie que de l'harmonie issue de l'expérience. En naviguant librement entre la cuisine japonaise, coréenne, française et mexicaine, il y a un processus qui transmet simplement le ‘goût délicieux’ que le chef Seongjae pense. Et entre tout cela, les souvenirs s'incorporent naturellement. Peut-être que c'est cela qui rend Mosu encore plus exquis.