Les validateurs de Solana sont poussés à rendre le réseau plus rapide, plus intelligent et capable de supporter des actions tokenisées (l'avenir de la finance). Pourtant, l'économie pour les opérateurs s'effondre. Cette contradiction menacera bientôt la décentralisation et la stabilité.
De nouvelles initiatives améliorent le réseau mais pressent la couche des validateurs : Alpenglow réduit les récompenses de vote, Firedancer augmente les coûts matériels, DoubleZero prélève 5 % des récompenses de bloc (coût actuellement couvert par DZDP). Un réseau plus rapide, oui. Financé par qui ? Les validateurs indépendants se dirigent déjà vers l'unprofitabilité.
En même temps, les revenus des validateurs diminuent : le soutien à la délégation de la Fondation a été réduit de moitié, des propositions pour augmenter le taux de désinflation. Le nouveau méta de mise est les enchères, les pools et le pay-to-play. Faire fonctionner un validateur de haute qualité sera bientôt un gouffre financier.
Les acteurs centralisés peuvent absorber ces coûts. Les validateurs indépendants ne le peuvent pas, ce qui aggrave la concentration. Lorsque la décentralisation meurt, les valeurs qui font de Solana le réseau de premier plan pour les actions tokenisées et la finance mondiale complexe meurent aussi.
Le réseau ne peut pas demander aux validateurs de sacrifier tout et d'investir massivement tout en affamant leur économie. Une classe de validateurs prospère n'est pas un coût optionnel - c'est la fondation d'un Solana sécurisé et décentralisé.
Les validateurs indépendants s'engagent à faire de Solana un réseau du futur. Il est temps que le réseau les soutienne, et non les affame.
41