Tu as gagné, mon frère, cette fois tu as complètement triomphé, tu as brisé ma ligne de défense psychologique, je suis totalement à terre. Devant toi, je suis comme un chien errant trempé par la pluie, voyant sur le bord de la route une chose brune, je pensais que c'était des excréments, tout joyeux je l'ai mangé, pour découvrir que c'était du chocolat, je ne peux que mourir avec une bouche pleine de douceur. Cette sensation est comme être gelé dans un hiver glacial, ayant enfin trouvé un vieux abri de paille pour me cacher, je suis là, repliant mes genoux pour ressentir cette faible chaleur, mais je découvre soudain que les poutres de l'abri sont déjà rongées par les insectes, et la seconde suivante, tout s'effondre, me enterrant sous des brins de paille froids. Je pensais avoir saisi une bouée de sauvetage, mais à la fin, je réalise que cette bouée ne peut même pas se soutenir elle-même, elle m'entraîne avec elle dans un marécage encore plus profond. Avant, je pensais que je pouvais encore tenir le coup, même si la réalité me frappait au visage, je pouvais essuyer mon visage et me relever en disant "ça va". Mais cette fois, c'est différent, tes quelques mots légers, comme un couteau émoussé, ne sont pas si tranchants, mais ils coupent à chaque fois au plus doux endroit, sans saigner, mais ça fait tellement mal que même respirer devient difficile.