Après avoir lu le rapport d'a16z sur les perspectives du secteur de la cryptographie en 2026, ma plus grande impression se résume en huit mots : Adieu "consensus d'attente", place au "consensus d'implémentation". Si au cours des dernières années, nous avons encore payé pour "ce qui pourrait se passer à l'avenir", 2026 sera l'année de la validation de "ce qui a réellement été réalisé". Les 17 directions énumérées par a16z parlent essentiellement d'une seule chose : La crypto est enfin prête à se sevrer, passant d'un "actif alternatif" à une "infrastructure". En parcourant l'ensemble du texte, ces trois tendances seront le lieu de rassemblement des Alpha pour les deux prochaines années : 1. La révolution de la "nativeisation" des RWA : Internet devient banque Ne vous concentrez plus sur le simple "tokenisation des actifs" (transformer des actions hors ligne en tokens), c'est une pseudo-innovation. Le véritable avenir est l'"émission native sur la chaîne". Plutôt que de prêter hors chaîne puis de transférer sur la chaîne, il vaut mieux émettre directement des dettes sur la chaîne. La logique centrale ici est que : Internet n'est plus seulement un canal de transmission d'informations, il est en train de devenir le système financier lui-même. Lorsque les stablecoins auront franchi le dernier kilomètre des paiements mondiaux, les anciens systèmes COBOL des banques seront contraints de céder. 2. L'essor des agents AI : de KYC à KYA C'est le point le plus séduisant de ce rapport. Les utilisateurs à haute fréquence de la finance de demain ne seront plus des humains, mais des agents AI. Mais la question est : comment votre agent ouvre-t-il un compte ? Comment effectue-t-il un transfert ? Cela a donné naissance à une toute nouvelle voie : KYA (Know Your Agent). L'AI ne sera plus un outil passif attendant des instructions, mais un économiste indépendant possédant un "portefeuille" et une "identité". Grâce au protocole x402, les agents peuvent effectuer des micropaiements instantanément, sans facture, sans autorisation. Lorsque l'AI possède des droits financiers, l'interaction proactive commence vraiment. 3. Confidentialité et conformité : fossé de protection et ticket d'entrée La confidentialité n'est plus un outil pour les hackers, mais le "fossé de protection" de la blockchain. Il est facile de traverser les chaînes, mais difficile de franchir les frontières de la confidentialité. Les infrastructures capables de fournir des "secrets en tant que service" (Secrets-as-a-service) seront les grandes gagnantes. En même temps, "le code est la loi" est en train d'évoluer vers "la réglementation est la loi". La sécurité ne repose plus sur des correctifs après coup, mais sur la vérification mathématique au niveau de la conception....