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À mes X abonnés,
J'ai travaillé avec les médias pendant près de 25 ans. Pendant la majeure partie de ce temps, la relation était professionnelle et équilibrée. Mais ces dernières années, quelque chose a changé.
Je suis de plus en plus préoccupé par l'état de notre démocratie — en particulier par la manière dont les médias, en général, informent les Canadiens sur la politique alimentaire, l'inflation alimentaire et la politique économique.
Je me rends maintenant compte que j'apprends davantage sur l'économie et les changements de politique du Canada par le biais de médias américains que de médias canadiens. Une grande partie de notre couverture nationale semble réactive, superficielle ou trop fixée sur des récits partisans plutôt que sur une analyse substantielle des politiques.
Ce qui me trouble le plus, c'est le manque de contrôle appliqué de manière égale à tous les gouvernements et institutions.
Par exemple, lorsque la Banque du Canada a suggéré que les contre-tarifs d'Ottawa contribuaient à l'inflation alimentaire, seul un grand média — Bloomberg — lui a accordé une couverture significative. Le programme d'aide alimentaire a reçu très peu d'examen concernant la manière dont il serait financé. Il a fallu des jours avant que quelqu'un ne demande des éclaircissements.
Lors de la dernière flambée de l'inflation alimentaire, plusieurs médias se sont tournés vers le même petit cercle de commentateurs qui ont rejeté tout rôle potentiel de la politique fédérale — tarification du carbone, vacances de la TPS, contre-tarifs — malgré les preuves croissantes que les décisions politiques peuvent et affectent les prix alimentaires.
Au lieu d'enquêter sur les moteurs structurels de l'inflation, une grande partie de la couverture se concentre sur la vérification des faits des discours de l'opposition, même si l'opposition n'a pas gouverné depuis 2015. Le contrôle devrait être appliqué de manière égale — pas de manière sélective.
Les médias québécois, bien que imparfaits, semblent avoir maintenu une plus large gamme de débats. Dans le reste du Canada, je constate une concentration croissante des voix — souvent de la même région, l'Ontario, reflétant souvent des perspectives politiques similaires — et moins de diversité de pensée ancrée dans la recherche empirique.
Il ne s'agit pas de politique partisane. Il s'agit de responsabilité, de transparence et d'un discours démocratique sain.
Les médias sont sous pression financière — c'est réel. Mais la confiance du public dépend de l'indépendance et de la profondeur. Les structures de subvention, les incitations et l'économie des salles de rédaction comptent tous.
Le Canada mérite un journalisme politique plus fort — en particulier sur l'accessibilité alimentaire, les chaînes d'approvisionnement et la résilience économique.
Nous avons besoin de plus d'analyses basées sur des données, de plus de diversité intellectuelle et de plus de courage pour poser des questions inconfortables — peu importe quel parti est au pouvoir.
Jusqu'à ce que cela se produise, les Canadiens feraient bien de diversifier leurs sources d'information et de réfléchir de manière critique à ce qu'on leur dit — et à ce qu'on ne leur dit pas.

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