Au Mexique, l'autoritarisme n'est pas arrivé d'un coup. Il est arrivé lorsque nous avons normalisé l'abus, lorsque nous avons justifié le mensonge, lorsque nous avons accepté que le pouvoir ne rende pas de comptes "parce que c'est pour une bonne cause". Chaque institution affaiblie, chaque loi tordue, chaque silence complice vide un peu plus la démocratie. On ne nous l'enlève pas par la force : nous le tolérons.